Traductions en cours

Musée des Beaux-Arts de Dunkerque

Jan VAN REYN - Le Martyre des quatre saints couronnés

1649, Huile sur toile, 296,7 x 241,2cm

L’état de conservation du support de l’oeuvre est relativement mauvais. Une toile de rentoilage est observable au revers, cependant il est possible d’observer la toile d’origine par la face en lumière rasante : elle possède une armure en chevrons ; sa contexture semble élevée, et son tissage plutôt serré. La toile de rentoilage aurait été réalisée en 1856-1857 selon les archives du musée.

Pour assurer la stabilité de l’œuvre, il est nécessaire de reprendre l’adhésion du rentoilage de manière ponctuelle, au niveau des décollements. Le châssis, sommaire et altéré, doit être renforcé au niveau des assemblages et consolider pour assurer la bonne protection de la toile.

La couche picturale est assez usée. Les principales altérations sont d’ordre esthétique et concernent la restauration ancienne du tableau. On note en particulier la présence de deux campagnes de repeints successives ; la première campagne, à la fluorescence ténue sous ultraviolets, est située sous le vernis ; la seconde, qui apparaît opaque sous ultraviolets, est plus récente et se situe au-dessus du vernis. Ces repeints camouflent les usures de la couche picturale et les lacunes et sont très débordants.

Sur la toile originale, une préparation blanche assez fine a été appliquée. Elle est visible au niveau des micro-lacunes de la couche picturale. Le peintre semble avoir posé une couche d’impression à l’huile, dont la couleur peut avoir varié selon les zones : du brun sous les couleurs claires ; de l’ocre sous les couleurs foncées. Cette impression est notamment visible au niveau des usures et des craquelures de la couche picturale.

Un vernis de restauration oxydé modifie notre perception des couleurs originales.

La couche picturale présente un état de conservation moyen : elle paraît en général assez stable malgré quelques zones en léger soulèvement ; et son état de présentation n’est pas optimal car l’image est brouillée par les matériaux ajoutés lors des deux campagnes de restauration. Ces anciennes interventions rendent un aspect global hétérogène, et entravent l’appréciation esthétique du tableau.

Les différentes imageries ont été réalisées et la restauration va pouvoir commencer.