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Musée des Beaux Arts d’Orléans

Lubin BAUGIN - Le Christ mort pleuré par les anges

circa 1610, Huile sur toile, 147 x 178 cm


Ce tableau de Lubin Baugin est considéré comme le chef-d’oeuvre de l’artiste dans le domaine de la peinture religieuse. Sans doute destiné à orner une chapelle privée, le Christ mort pleuré par les anges revisite totalement l’iconographie de la déploration du Christ en s’éloignant considérablement du texte des Évangiles.

L’oeuvre est peinte sur une toile tissée en armure simple (de rapport 1:1) avec des fils relativement serrés, tendus sur un châssis en bois, avec un système d’extension à clés. Le support se trouve dans un état de conservation satisfaisant. Les soulèvements ont été consolidés et les clefs ont été sécurisées.

La principale altération de cette œuvre résidait dans son aspect esthétique. En lumière directe, plusieurs campagnes de réintégration, désaccordées et débordantes, ont été identifiées. Grâce à la forme de ces repeints, il est possible d’affirmer qu’ils ont été réalisés pour masquer des anciens accidents du support, principalement des déchirures et des trous. 

L’analyse sous lumière ultraviolette a permis d’identifier deux campagnes de réintégrations. Elles se distinguent par les variations d’intensité de leur fluorescence noire aux ultraviolets. Cette différence est due aux couches de vernis interposées entre les deux campagnes.

Grâce aux images macro, il a été possible d’identifier des fausses craquelures. En peinture, elles sont réalisées pour essayer d’harmoniser les repeints avec la couche originelle. Ces éléments alourdissent la lecture de la peinture d’origine qui est, au contraire, caractérisée par une technique très légère.

A la suite des tests de décrassage et l’opération de nettoyage, les repeints et vernis anciens ont été retirés tout en respectant la couche picturale originale. Les mastics anciens ont été majoritairement retirés, mais les plus stables ont été conservés et textures de façon a créer une unité visuelle. 

Une couche de résine naturelle intermédiaire a été appliquée préalablement à la réintégration illusionniste. Un repiquage très précis en glacis a été réalisé au niveau des usures afin de recréer le lien entre les parties aux aspects plus ou moins lisses ou rugueux. 

Un finition satinée est apportée par le vernissage final de l’oeuvre qui retrouve son unité et sa finesse. 


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