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Musée des Beaux Arts d’Orléans

François de NOMÉ - Bélisaire reconnu par l’un de ses soldats

1er quart du 17e siècle - circa 1620, Huile sur toile, 51 x 81 cm


L’œuvre décrit une scène d’histoire légendaire et sert de prétexte à la description théâtrale d’une rue imaginaire. Au centre du tableau, construit selon un axe de symétrie rigoureux, apparaît la silhouette de deux hommes sur l’arcade : Bélisaire (le personnage en noir appuyé sur la balustrade) reconnu par l’un de ses soldats. Bélisaire, personnage historique du VIe siècle, sert l’empereur byzantin Justinien Ier. L’officier est sanctionné par son souverain jaloux de ses victoires militaires et de sa popularité qui lui crève les yeux.

Cette peinture est réalisée avec une technique à l’huile sur un support toile. Elle a fait l’objet d’un rentoilage lors d’une intervention précédente. Le support est en bon état de conservation.

Une préparation rougeâtre, probablement d’origine argileuse, est visible à travers les craquelures de la couche colorée ainsi que dans les parties travaillées en réserve (notamment au niveau des façades à sénestre du tableau).

Des incisions sont visibles dans la partie centrale du tableau. Elles ont été réalisées pour la mise en place de la perspective. Ces incisions semblent avoir été réalisées à l’aide d’une pointe arrondie, probablement d’un pinceau, et d’une règle, avant que la préparation ne soit complètement sèche.

La couche picturale est parcourue par un réseau de craquelures mécaniques. Elles sont multidirectionnelles et inévitables car il s’agit du processus naturel de vieillissement de la matière sur un support toile.

La couche picturale présente un état de conservation plutôt optimale. L’adhésion entre la couche picturale et le support semble stable.

En ce qui concerne l’état esthétique, l’œuvre est dans un mauvais état de conservation. L’examen sous lumière ultraviolette a permis de déterminer au moins deux campagnes de réintégration. Ces nombreux repeints épais, désormais sombres et chromatiquement désaccordés, ont été exécutés sur des mastics et parfois directement sur les lacunes non mastiquées. Ils sont largement débordants sur la couche originale. Les craquelures au niveau du ciel ont également été retouchées. Ces retouches confèrent à l’œuvre un aspect lourd et augmentent l’aspect chaotique de l’œuvre.

Une couche de vernis épaisse, hétérogène et très altérée, probablement d’origine naturelle, recouvre l’ensemble de la surface. Elle présente un aspect très jaunâtre/brunâtre et sombre en raison de l’oxydation naturelle du film résineux.


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